C'est une première pour le parc d'éducation canin des Chiens Heureux, à Marcelcave — et une belle réussite. Le 8 août 2026, Raphaël Caron, ostéopathe animalier, a investi le parc pour une journée entière de consultations individuelles, au grand bénéfice d'une dizaine de chiens et de leurs maîtres.
L'idée est venue d'Isabelle Morien. « Raphaël s'occupait déjà bénévolement de mes chiens, et était venu expliquer aux adhérents les bonnes façons de faire marcher son chien. Cette fois, il s'agissait de séances individuelles d'ostéopathie canine, d'une demi-heure à trois quarts d'heure. » Une dizaine de binômes s'étaient inscrits pour profiter de cette journée hors du commun.
Parmi les consultations, Uno — un berger américain de 3 ans appartenant à Aurélie — boitait en raison d'une déformation sur un tendon. Raphaël a examiné ses pattes et sa tête avec une douceur remarquable, avant de conseiller à sa maîtresse de mettre du froid sur la zone concernée et de réduire les distances de promenade.
L'ostéopathie animale, c'est quoi exactement ?
Raphaël Caron nous a expliqué son métier, encore méconnu du grand public. « C'est un métier jeune, qui date de 30 à 40 ans. Pour l'exercer, il faut un diplôme national de l'ordre des vétérinaires, obtenu après un concours comprenant écrit et oral. Mais je ne soigne pas les animaux — je les manipule pour comprendre ce qui ne va pas, qu'il s'agisse de problèmes respiratoires, articulaires, digestifs. Je palpe l'intégralité de l'animal pour comprendre comment il fonctionne, identifier les causes d'un éventuel blocage et trouver des solutions de déblocage. Je donne des conseils quant aux bonnes positions qu'un animal doit avoir ou pour remobiliser des structures qui ont perdu de la mobilité. »
Ce qui frappe dans sa démarche, c'est l'importance accordée à la prévention. « 60 % de mon activité consiste à détecter les problèmes avant qu'ils apparaissent. Une séance annuelle suffit pour un chien en bonne santé. » Raphaël intervient à domicile ou dans les cliniques vétérinaires, principalement pour des chiens et des chevaux. Et pour l'anecdote qu'il glisse avec le sourire : « les chiens de race sont plus fragiles que les bâtards ».
Cette journée a été couverte par le Courrier Picard dans son édition du 9 août 2026 — une belle reconnaissance pour une initiative que l'on espère voir revenir régulièrement au parc des Chiens Heureux !
Photos de la sortie





